jeudi 22 septembre 2016

Différentes saisons de Stephen King



Présentation de l'éditeur : Recueil de nouvelles :  "Un innocent condamné à perpétuité cherche à s'évader ; un jeune garçon démasque un ancien nazi dans une petite ville de Californie ; des gamins partent à la recherche d'un cadavre ; un médecin raconte l'histoire d'une jeune femme célibataire et enceinte dans les années 30...
Rien de commun, en apparence, entre ces quatre thèmes. Mais derrière ces héros d'âges et de milieux très différents, c'est la société américaine que dissèque Stephen King, avec le souci du détail et du mot juste, le sens de l'observation, du suspense et de l'humour noir qui le caractérisent. L'Amérique ne sort pas indemne de cette vivisection. Nous non plus..."








Un recueil de nouvelles basé sur les saisons ?

Je pense que si vous me suivez depuis longtemps, vous commencez un peu à connaître le bonhomme. Et s'il y a bien une personne qui peut se dire : Tiens ? Si je faisais un recueil de nouvelles dont chacune, à sa manière à la fois psychologique et horrifique, représentait une saison ? Bah voilà comment j'avais acheté le livre il y a des années et comment depuis des années j'ai bloqué carrément sur la nouvelle de l'été, adorant en prime celle du printemps. Et j'ai retenté le coup plusieurs fois et cette fois ci, je peux vous le dire, j'ai réussi !

Et ne pensez surtout pas que je n'ai pas aimé ce recueil, car il est extrêmement rare que je n'aime pas un Stephen King. Par contre, parfois, selon mes humeurs, je suis frustrée car je n'arrive pas à le lire tout simplement. Et il se trouve que parfois, selon certains livres, il m'arrive de faire des faux départs. Et j'en ai bien eu cinq ici.



Une dissection de la population américaine en quatre temps

La logique d'une prison et de l'univers carcéral qui peut donner l'espoir à un innocent condamné à tort et prévoyant. Un ado qui démasque un nazi et qui lentement le torture psychologiquement, lui montrant ainsi qu'il est plus monstrueux que lui.Quatre gamins qui font une longue marche et qui risquent leur vie pour voir un cadavre. Un médecin qui aide une femme mourante à accoucher en plein hiver. Quand on y repense, cela n'a ni queue ni tête mais ces quatre nouvelles pourraient faire très bien l'objet d'un récit au coin du feu, un soir d'Halloween. Là où on commence toujours pas : un jour j'ai entendu une histoire bien étrange ..... Toutes ces nouvelles parlent de l'Amérique, une certaine Amérique si chère à notre coeur mais que tout le monde ne veut pas forcément voir. Car celle-ci ne vend pas forcément du rêve.

Avec Stephen King, on a toujours cette impression de faire du tourisme en logeant chez l'Habitant. Ces nouvelles paraissent bien innovantes mais en même temps tellement familières. Parce que les thèmes qu'il reprend sont universels : L'espoir, l'enfance, la manipulation, l'étrange.  Grâce à cet auteur, on voyage au travers d'une Amérique au visage différent, mais on ne peut s'empêcher de frissonner mais aussi d'aimer ces gens, ces saisons et d'espérer la venue d'une nouvelle année.

mardi 20 septembre 2016

Gaïa de Yannick Monget

Présentation de l'éditeur : Et si un jour l'homme prédateur devenait la proie, à son tour menacée d'extinction ? Le monde sombre dans le chaos : un phénomène nouveau et inexpliqué affecte les écosystèmes du monde entier. Le comportement des animaux est bouleversé, les espèces végétales sont frappées d'impossibles mutations alors qu'une étrange épidémie se répand, qui pourrait causer la mort de millions de personnes.
Au coeur de la forêt tropicale amazonienne, Alexandre Grant, P.-D.G. d'une société de biotechnologie américaine, rencontre Anne Cendras. La célèbre biologiste française est convaincue que ce cataclysme n'a rien à voir avec le réchauffement climatique, mais qu'il menace la survie de toute l'humanité.
Aucun gouvernement ne sait comment enrayer ce phénomène et déjà le contact est rompu avec certaines régions du globe. Seuls quelques individus, que tout oppose en apparence, sont bien décidés à comprendre et à lutter?





Au dépoussiérage de ma pile à lire.

Vous savez ce que c'est : un livre sort et il vous faut absolument l'acheter et vous êtes même intimement persuadé que vous allez le lire de suite dans la semaine ! Bah j'ai fait cela avec Gaïa en Octobre 2012 soit je pense quelques temps après sa sortie. Et permettez moi de vous dire que je suis tout sauf fière. Surtout que bon. C'est pas un mauvais roman. Déjà, quand je l'ai ressorti, j'étais bien contente de l'avoir retrouvé. On s'est bu un café ensemble, je me souvenais même de la quatrième de couverture, ce qui est un signe. Et je pense que tous ceux qui ont eu le même tour que moi sentent déjà que la lecture sera bonne.

Et elle fut pas mal. Le problème que j'ai eu avec Gaïa et vous verrez ma mauvaise foi intégrale, c'est que je n'ai pas été surprise. Pire : je ne suis pas d'accord avec la fin. Et c'est malheureusement sur ce soufflet là que j'ai terminé. Or, je ne peux pas vous dire de ne pas le lire. Parce que même si certaines choses ne m'ont pas plue. Il en reste que c'est un très bon roman. Et même que je m'en vais de suite vous expliquer pourquoi. Comme ça pouf à la volée.



Gaïa surfe agréablement entre roman écologique, roman spirituel et roman apocalyptique.

C'est exactement cela. C'est un roman écologique parce que le principe de départ c'est que l'Homme ne traite pas bien la planète. Il bouleverse entièrement son écosystème naturel, devenant ainsi plus un parasite qu'un membre de la chaîne. Et l'âme de la Terre va brusquement se dire que cela suffit et elle va s'armer pour virer définitivement les humains. Choses qu'ils ne vont pas apprécier et donc on aura ce roman. Ce qui en vient au roman spirituel car l'auteur nous présente notre planète comme si elle avait une âme. Et il a raison car je partage totalement son avis. La planète peut très bien vivre sans nous et les composantes de la Terre pourraient très bien vivre sans nous aussi. Nous sommes de toutes petites choses et le jour où on se détruira nous même (pour x ou y raisons), il est prouvé qu'en moins d'un millier d'années, la Terre aura effacé toutes nos traces de passage. Et un millier d'années pour la planète, c'est que dalle. Une seconde tout au plus.

Et Yannick Monget surenchérit en nous donnant les moyens scientifiques de cette éradication de l'espèce humaine. Et en tant que Néophyte, je dois dire que son explication tient la route. De plus, cela nous donne un peu de suspense là dedans car le petit côté éradication de l'être humain donne à notre groupe un sentiment d'Apocalypse et cela nous titille un peu entre survie et enquête pour savoir ce qui se passe.

En bref : Un très bon roman mais que je n'ai pas aimé pour la fin. Même si je suis tout à fait d'accord qu'elle soit bien. C'est juste que je ne partage absolument pas l'avis de l'auteur. Je n'ai qu'une chose à dire : allez le découvrir

lundi 19 septembre 2016

Le gant de l'infini, tome 1 : le défi de Thanos de Jim Starlin, George Pérez et Ron Lim






Présentation de l'éditeur : Thanos, l'amant de la Mort, l'ennemi de la vie même, est de retour. Et il possède une arme qui fait de lui l'être le plus puissant de l'univers : le Gant de l'Infini. Orné de joyaux aux incroyables pouvoirs, il représente, entre les mains du Titan, une terrible menace pour toutes les réalités. Une menace que les héros de la Terre espèrent bien repousser.
(Contient les épisodes US Infinity Gauntlet 1-6)











Le petit rendez vous du lundi m'a amenée cette fois ci sur une trilogie particulière.

Et oui, bientôt nous aurons sûrement un nouveau Gardien de la Galaxie. Ou un Avengers. J'avoue que je n'ai pas trop regardé les dates. Mais si vous avez visionné ces énormes blockbusters (et écouté leurs bandes originales), vous aurez vu un certain Thanos et des pierres de l'infini et peut être même avez vous entraperçu un gant. En effet, pour une certaine période, on évolue sur l'histoire du gant de l'infini qui est un arc très riche et surtout très intéressant de Marvel. Et cadeau bonus, vous avez aussi des dessins un peu old school, ce qui ne gâche en rien au charme de cette lecture.

Pour vous la faire courte. Thanos, le méchant doudou vilain veut anéantir le monde, tout cela pour les beaux yeux de la Mort qui est ici représentée par une femme ou un squelette au choix. La mort aime (ou pas) Thanos mais elle arrive à le ressusciter. Il parvient à choper différentes pierres surpuissantes qui, une fois insérées dans son gant de l'infini, le transforme en une divinité. Et une fois tout ce pouvoir acquis, il tente de faire les yeux doux à la Mort en faisant quelques mauvaises actions. D'où l'intervention de nos super héros et un énorme combat final (sisi, je vous jure, il est énorme).


En dehors des scènes d'action, une belle réflexion entre l'Amour, le Pouvoir et les Responsabilités.

Et c'est ça qui est top. C'est qu'en dehors de l'intrigue de ce premier tome, on voit tout d'abord une réflexion sur l'Amour. Thanos aime la Mort, particulièrement parce qu'elle est totalement inaccessible et dénouée de sentiments. Alors, il tente de l'attirer par le Pouvoir. Ce Pouvoir qui ne lui donne plus aucune limite puisqu'il peut à la fois créer des mondes et les détruire. Ce qu'il fait et de manière très brutales. Mais comme dirait notre gentil Spidey, un grand pouvoir implique de grandes responsabilités et le fait d'agir de manière égoïste va attirer Thanos dans une réaction en chaines qu'il n'aimera pas forcément.

Alors oui, on a de l'empathie pour Thanos car en gros, c'est l'histoire d'un gars qui se crée une image de lui même pour pouvoir draguer la Mort, la nana un peu pimbèche du coin. Si on lui avait expliqué comment draguer proprement, peut être que cela se serait passé autrement. S'il avait un peu plus respecté les mondes, s'il avait été moins interventionniste, il n'y aurait pas eu une énorme coalition contre lui. Bref, c'est toute une piste de réflexions qui viennent devant nous tout au long du tome, parce que je ne vous dis pas tout. Souvenez vous seulement que j'ai trouvé la fin étonnamment très sage et c'est pour cela  que j'ai vraiment adoré ce titre. Même s'il n'est pas parfait ! 

vendredi 16 septembre 2016

Bazaar de Stephen King



Présentation de l'éditeur : Castle Rock est une petite ville paisible du nord- est des Etats-Unis. La vie s'y déroule sans surprise jusqu'au jour où un étrange commerçant vient y ouvrir Le Bazaar des rêves. Chacun peut venir y acquérir l'objet de ses rêves, et pour trois fois rien. Un simple petit supplément est demandé à l'acheteur : de faire une farce à la personne de son choix. Histoire de rire...
Mais ces plaisanteries apparemment anodines vont provoquer des réactions en chaîne. La violence se déchaîne, la haine et la folie ne cessent de croître et, finalement, c'est toute la ville qui est bientôt à feu et à sang.
Qui pouvait réussir un tel exploit sinon le Démon ?








Ou comment oublier sa chronique....

Et oui, je l'ai lu en Novembre dernier, où je devais avoir moultes chroniques à vous rédiger je suppose parce que j'ai complètement zappé de vous l'écrire. Ce qui est particulièrement dommage car c'est un livre réellement terrifiant et plutôt bien réussi de l'auteur. Inutile de vous présenter Stephen King que je lis depuis que je n'ai plus peur de dormir la nuit la lumière éteinte. Mais j'ai un rapport un peu bizarre avec Stephen King c'est qu'il y a des romans de lui que je suis incapable quasiment de terminer. Ou alors dans de grandes souffrances car parfois, j'ai du mal à comprendre où il veut m'emmener. L'exemple le plus frappant, et j'essaierai de le relire du coup. C'est Dreamcatcher. Cela doit faire quatre ou cinq fois que je tente de lire le livre, cela ne passe pas. Mais j'adore le film.

Bref, Bazaar, j'avais tenté de le lire il y a quelques années, juste avant ou après le BAC donc cela remonte. Mais je l'avais laissé tombé. Et comme maintenant je suis une madame et qu'on ne me dit même plus que je fais très jeune. Je me suis dit qu'il était temps de s'y remettre. Très curieusement, cette fois ci, il était passé comme une lettre à la Poste. Comme quoi des fois, il  y a un temps pour lire certains livres. Et de les chroniquer aussi, manifestement, puisque je ne m'en suis souvenu qu'hier que je ne vous l'avais pas faite.


Stephen King penserait il que nous ne vivions qu'à travers des objets ?

Bandes de consuméristes ! Mais l'auteur nous montre que nous sommes facilement manipulés par le fait de gagner des choses assez facilement. Prenons Leland Graunt. C'est le méchant de l'histoire. Il vous donne l'impression de vous vendre des merveilles. Et pas d'arnaque ! Vous pourrez payer plus tard. En faisant une petite blague par exemple. Et vous voilà complètement obsédés par un objet tout pouilleux et vous vous retrouvez non seulement à vous aliéner mais aussi à faire du mal aux autres à cause de cet objet. De là à dire que vous vendez votre âme au diable pour des broutilles, il n'y a qu'un pas.

Heureusement, et comme toujours, Stephen King nous donne des personnages très attachants et humains et très accessibles pour résoudre nos petits problèmes de malédiction. Malheureusement pour nous, il fait pareil avec ceux qui nous enfoncent. Donc, on est tiraillés pendant tout le roman à être tristes non seulement pour les gentils mais aussi pour les méchants. Quant au grand méchant, il nous inspire une sainte répulsion qui donne tout son sens à l'expression : Ne pas sentir quelqu'un.

Un roman à ne pas louper ! 

jeudi 15 septembre 2016

Les contes de la Bécasse de Guy de Maupassant






Présentation de l'éditeur : Le baron des Ravots, autrefois grand chasseur, est à présent paraplégique. Sa seule façon d'assouvir sa passion est de tirer par sa fenêtre les pigeons que lâche son domestique. Lorsque la chasse est ouverte, il a coutume de recevoir ses amis pour entendre leurs histoires. Un tourniquet à l'effigie d'une bécasse désigne celui qui devra narrer son conte.










Comme une envie de retrouver l'Automne.

Et oui. Pour moi, les Contes de la Bécasse évoquent l'Automne où on pourrait commencer les veillées. Où on se raconte des histoires : parfois drôles, parfois effrayantes. Parfois juste pour passer le temps. Avec une morale, sans morale. Bref. C'est le rôle des veillées qui se perdent maintenant. Mais j'aimais avant écouter des histoires au coin du feu jusqu'à m'endormir à même le sol. Et les contes de la Bécasse, c'est exactement cela !

L'action se situe en Normandie, pays pleins de contes et de légendes. Le prétexte pour faire tout cela, c'est bien évidemment un vieux chasseur qui ne peut plus chasser et qui demande à ses potos de lui raconter une histoire à chaque saison des chasses. Bien entendu, tout le monde en a une, qu'elle soit dans n'importe quelle catégorie. C'est ce qui est génial avec les nouvelles, c'est qu'on peut s'en lire une par soir.


Les contes de la Bécasse, toujours actuels ?

Alors oui, l'espace temps se situe surtout au XIX° Siècle mais ce qui est bien avec Maupassant, c'est qu'il ne parle pas de l'histoire ou de l'amour mais plutôt de l'âme humaine. Et là, on se régale car on peut adapter l'histoire comme on en a envie. Je ne dis pas, naturellement, que toutes les histoires sont jolies et se terminent bien. Oh que non ! Elles sont parfois dérangeantes. Parfois, on a juste envie de passer à la suivante. Parfois on aimerait plutôt s'attarder. Mais si on enlève les costumes et quelques circonstances, je dirai que ces contes seraient parfaitement adaptable à notre société.

En bref : Je me suis régalée, comme de bien entendu. Cela m'a permis de boucler ma rentrée si je puis dire. Et ainsi partir du bon pied pour le traintrain de Septembre avec le boulot, les enfants, les amis, les amours, les emmerdes. Et même les lectures tenez ! 

mercredi 14 septembre 2016

Les Royaumes Oubliés : La Légende de Drizzt, tome 10 : une aube nouvelle de R.A. Salvatore





Présentation de l'éditeur : Le démon Errtu ourdit sa vengeance contre Drizzt. Il le poursuit par-delà les mers et les étendues gelées, lançant tous ses sbires à ses trousses. Pour lui échapper, Drizzt se rend dans les contrées barbares où les nains tentent de passer un accord diplomatique. Mais la situation dégénère rapidement quand une naine retrouve par hasard l’Éclat de cristal. Errtu s’en empare. L’elfe noir et ses compagnons doivent alors livrer une guerre implacable au démon et à ses serviteurs, mais aussi composer avec le plus puissant artefact de Faerûn. Et comme toujours le cristal se révèle plein de surprises…







Contente de retrouver ma petite Compagnie.

Tome un peu particulier car Drizzt et Cattie Brie se sont éloignés de leurs compagnons pendant 6 ans. Par contre, la première scène de bataille se trouve sur un bateau et je peux vous dire qu'elle est digne d'une scène de Pirates des Caraïbes ! Mais voilà, en découvrant un truc sur Errtu, tout le monde se retrouve au Valbise. Et Drizzt se rend compte que c'est là son foyer, son vrai chez lui. Et lorsque les compagnons se retrouve, on ne peut s'empêcher de clairement sourire de toutes ses dents de voir ces gens qu'on a accompagné pendant dix tomes maintenant de se retrouver.

Alors, oui. Forcément. Il y a des passages hilarants où Cattie Brie appelle Gwen la minette en comparant les scores de combats. Cette scène où Gwen saute sur Bruenor pour lui montrer à quelle point elle est contente de le voir. C'est cadeau, c'était facile à écrire mais en même temps, cela montre à quel point c'est important. Quant à Régis et sa manière de combattre, cela vaut toujours le coup d'oeil. Et j'avoue que je n'ai qu'une envie, c'est d'assister au combat à chaque fois.


Drizzt toujours perturbé, mais il ne s'en sort pas si mal.

En effet, lorsque Errtu ourdit sa haine contre Drizzt, il lui fait penser qu'il va retrouver un membre de sa famille. Aussitôt, on voit Drizzt penser à son père et on ne peut que compatir car la relation qu'il a eu avec lui, compliquée par la suite par la Matrone qui les a poussé à s'entretuer, certes, mais elle est magnifique. Et voir Drizzt déprimer un petit peu et courir vers ce qui sera peut être un faux espoir. C'est toujours triste.

Même si on sait que ses compagnons seront là. Qu'ils combattront jusqu'au bout. Et surtout, que ce récit est comme toujours très confortable pour les afficionnados mais aussi très beau que ce soit dans l'action et dans la réflexion. Je suis même très triste car il ne me reste plus que trois tomes de cette saga, et il m'en faudra malheureusement faire le deuil, à un moment donné.

mardi 13 septembre 2016

Cycle des héraults de Valdemar : Le dernier Hérault Mage, tome 3 : le prix de la magie de Mercedes Lackey



Présentation de l'éditeur : Valdemar est au bord du chaos. Le roi agonisant n’est plus que l’ombre de lui-même, et le peuple karsite se rassemble autour d’un Prophète dans une guerre sainte contre les magiciens. Mais une menace bien plus terrible plane sur le royaume : une force obscure et mystérieuse, qui frappe sans jamais se dévoiler, semblable à celle qui hante depuis toujours les cauchemars de Vanyel.
Cela fait beaucoup d’ennemis pour le Héraut-Mage. Mais il peut compter sur le soutien indéfectible de ses amis… et peut-être aussi sur celui de Stefen, ce jeune Barde volontaire et bien décidé à rompre enfin la solitude de Vanyel.










On résout les problèmes de la trilogie dans ce tome.

Vous allez me dire, c'est logique. Mais tous les auteurs ne sont pas de cet avis, parfois. Surtout quand on sait que la trilogie du dernier Hérault Mage se situe dans un cycle bien plus grand. Reprenons donc tous les points essentiels, en essayant de ne pas spoiler donc en n'allant pas plus loin que le synopsis..... Vanyel était amoureux depuis le premier tome de Lendel mais cet amour a eu des fins tragiques et il a mis en gros tout le tome 2 à faire son deuil, y compris une bonne partie du tome 3 (soyons honnête). Mais il y a Stephen maintenant. Et Stephen, par sa jeunesse mais aussi sa gentillesse et son implication dans le royaume va l'aider à panser ses dernières blessures. Autre fait intéressant c'est que Stephen s'allie beaucoup avec le Compagnon de Vanyel, que l'on voit maintenant plus comme un personnage qu'un cheval. Et c'est un bon tour d'exercice d'écriture que nous a fait là l'auteure.

Mais pourquoi je vous en parle ? C'est parce que cette histoire est aussi reliée à l'intrigue principale : une menace grosse comme mon poing sur le Royaume de Valdemar. Vanyel doit aussi combattre des doudous vilains qui veulent anéantir les mages (pour une fois que ce n'est pas le monde. On est content). S'ensuit donc une grosse intrigue pour deviner d'où vient les menaces, comment les combattre et surtout comment succéder aux Héraults mages puisque le titre de la trilogie est sans appel : on n'en a plus qu'un ! Vanyel prépare donc sa succession pour la défense de son royaume. C'est un tome d'adieu puisqu'on met fin à cette trilogie. Et oui.

La libération de Vanyel.

Car c'est en gros ce qui fait à la fois la beauté mais aussi la lourdeur du personnage de Vanyel. Comme c'est un énorme protecteur du royaume, il s'interdit énormément de chose. Le don de soi, il connaît le gars. Tout d'abord, il s'interdit d'avoir des amis trop proches ainsi qu'une famille trop proche. Parce que les méchants, alias doudous vilains, comme je me plais à les appeler, voudront l'atteindre en martyrisant ses proches. Logique ! Mais par ce tome ci, on va avoir enfin une évolution dans le sens où Vanyel va cesser de presque avoir peur. Il va se rapprocher de ses enfants naturels, de Stephen mais aussi de sa famille.

Et là, j'ai beaucoup aimé ! Sa famille ! Il résoud enfin tous ses problèmes : avec son père, sa mère, son frère. La totale ! Et j'ai beau me dire parfois que c'est un peu simplet, tout ceci. Quand Vanyel a reçu une lettre de son père lui disant qu'il fallait qu'il vienne au château familial, je me suis dit qu'on allait assister à une belle réunion de famille toujours très drôle et dramatique. Ce fut le cas, bien entendu, mais par là, l'auteure donne plein d'espoirs à tous ceux qui ont une famille compliquée. Et exigeante.

En bref : une fin de trilogie à la hauteur qui ne donne qu'une envie : celle de voir ce qui va se passer après dans ce royaume !