lundi 22 octobre 2012

Le Horla de Guy de Maupassant




Présentation de l’éditeur : Le narrateur mène une vie tranquille dans sa maison au bord de la Seine, en Normandie, lorsque d'étranges phénomènes commencent à se produire. C'est la carafe d'eau sur sa table de nuit qui est bue, des objets qui disparaissent ou se brisent, une fleur cueillie par une main invisible... Peu à peu, le narrateur acquiert la certitude qu'un être surnaturel et immatériel vit chez lui, se nourrit de ses provisions. Pire encore, cet être, qu'il baptise le Horla, a tout pouvoir sur lui, un pouvoir grandissant... S'il quitte sa maison, ce pouvoir disparaît ; mais bientôt, il ne peut plus sortir de chez lui, il est prisonnier. D'où vient cet esprit ? Du Horla ou de l'homme, l'un des deux doit périr.




Une espèce de huit clos terrifiant

En effet, dans ce livre, vous vous retrouvez seul avec le Narrateur, dont on ne connaît quasiment rien et qui nous raconte ce qu’il perçoit. Et vous avez ainsi vraiment l’impression d’être seul au monde avec lui, de vous identifier totalement et limite de frissonner à chaque fois que vous lisez une pièce de son journal.

Le Narrateur perçoit donc d’étranges phénomènes et a l’impression de ne pas être tout seul. Il se pose la question : Suis-je fou ? (et nous aussi par la même occasion). Et cette question est vraiment pertinente car, comme le dit si bien le narrateur, un fou pense qu’il est lucide et peut paraître lucide. Tout est question de perception. S’il perçoit des choses que les autres ne perçoivent pas. Est-ce à dire qu’il est fou ou qu’il est surdoué dans un domaine ? C’est toute la question que se pose cette nouvelle et par là même Guy de Maupassant à travers cette nouvelle fantastique. Car nous n’aurons pas du tout la réponse dans ce livre. Jusqu’au bout le doute subsistera quant à la santé mentale du narrateur et l’on ne peut s’empêcher de vivre dans son état d’alerte perpétuel




Un frisson d’effroi me parcourut.

C’est vraiment une nouvelle à ne pas lire seul chez soit la nuit. Je ne le dis pas souvent mais la Magie de Maupassant a très bien fonctionné plus quinze ans après la première lecture. J’ai frissonné du début à la fin, j’ai lu comme une vraie possédée de la première à la dernière ligne. Et il m’a fallu quelques heures pour revenir dans mon petit monde rationnel, analyser ce qui a pu se passer et éteindre mes lumières.

Que vous dire ? C’est magique ! Pourquoi ne pas l’avoir lu si vous ne l’avez pas fait ? Il y a des classiques qui devraient être obligatoires (je plaisante bien sûr). Bêtise mise à part, le Horla pourrait bien faire partie de vos lectures d’Halloween au coin du feu 



Ce livre a été lu pour le challenge Fant'classique organisé par Iluze


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire