dimanche 4 novembre 2012

La maison de la sorcière de Lovecraft









Présentation de l’éditeur : Walter Gilman est étudiant en mathématique et en folklore à l'université Miskatonic de la petite ville d'Arkham. Exceptionnellement doué dans des matières relevant de la physique quantique et des lois dimensionnelles, il est également fiévreux et souffrant depuis plusieurs semaines. Il vit en effet dans une vieille maison du quartier pauvre de la ville, aux côtés de colocataires divers. La chambre qu'il occupe est particulièrement réputée pour avoir servi de foyer à Keziah Mason, une vieille sorcière s'étant échappé in extremis et par des moyens inconnus de la prison de Salem en 1692.





Une nouvelle directement inscrite dans le mythe de Cthulhu.




En effet, la maison de la sorcière se déroule dans la ville d’Arkham, ville mythique pour tout lecteur assidu de Lovecraft. C’est une ville imaginaire du Massachussets, aux Etats Unis qui abrite une université (où Walter fait ses études) qui contient le Nécromicon et un asile psychiatrique. C’est une ville empreinte de mystères et de fantastique.

La sorcière, ainsi, vénère un des dieux du mythe de Cthulhu. Elle contient toutes les caractéristiques de la sorcière. On ne sait pas si elle est mortelle ou non. Elle fait des sacrifices pour son dieu.  Elle a un familier (un rat) dont on ne sait pas si elle l’assiste ou si c’est l’inverse. Dans tous les cas, Il lui permet de dialoguer avec le dieu et de commettre ses méfaits.



Une intrigue noyée dans les théories lovecraftiennes, malheureusement.

En effet, Lovecraft c’est amusé ici à associer les mathématiques et les dimensions à la magie. Idéesqui sera reprise plusieurs fois. Et qui est en même temps très logique puisque la magie peut être considérée, en fin de compte, comme l’ancêtre de la science. Ne dit-on pas que la magie est incompréhensible, paraît surnaturelle. Mais enfin de compte, avec la venue des sciences, des mathématiques, la magie s’est reculée pour faire place à la science.

Malheureusement ici, à force de vouloir décrire ses hypothèses, Lovecraft nous laisse avec une nouvelle plutôt pauvre, enfin légère je devrai dire, en intrigue. Il manque un peu de fond à l’histoire principale. On aimerait en savoir plus sur cette sorcière, sur son dieu et le pourquoi des sacrifices humains. La quête ici semble inachevée et c’est dommage.

En bref, comme toujours avec Lovecraft, une nouvelle qui pose des bases certaines. Malheureusement ici, elle manque de profondeur et de fil historique. Elle a toutefois toujours donné une source d’inspiration puisqu’elle a été reprise à la télévision, en 2005, par exemple dans les célébrissimes Master of Horror qui est une reproduction assez fidèle. 




Ce livre a été lu dans le cadre du challenge Fant'classique



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