dimanche 21 mai 2017

Block 46 de Johana Gustawsson




Présentation de l'éditeur : Falkenberg. Suède. Le commissaire Bergström retrouve le cadavre nu et gelé d'une femme aux abords de la plage d'Olofsbo. Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d'enfants dont les corps sauvagement mutilés ont été abandonnés dans les bois d'Hampstead, au nord de la ville. Ils présentent les mêmes mutilations que la victime suédoise : trachée arrachée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras. Etrange serial killer, qui change de type de proie et de lieu de chasse... Pourrait-il s'agir d'un tandem de sociopathes ?








C'est  quoi le rapport entre un camp de concentration et un serial killer ?


C'est une interrogation pas banale que nous sort l'auteur et je dois même dire que  ce n'est absolument pas  le genre de questions qui nous viennent naturellement. Et pourtant, lorsque Caroline Vertdelivre en a parlé dans sa chronique vidéo,  je me suis dit que je ne pouvais absolument pas passer à  côté.  Il se trouve aussi que je l'ai trouvé disponible en audio et que ma copine Christelle cherchait un livre qui nous rappelait notre folle épopée de séries nordiques. Un meurtre qui se passe en Suède avec en prime une intrigue qui se passe aussi pendant la seconde guerre mondiale. Tu parles qu'on a aimé  !


Mais l'écriture tient elle la route ? Difficile de juger en fait quand on l'écoute  mais de une : l'auteure sait très bien manier son intrigue.. Elle nous embrouille du début à  la fin et nous démontre par les deux histoires parallèles qu'elle sait où  elle va et qu'elle sait qu'elle nous paum royal et sûrement avec grange plaisir. On ne tombe non plus jamais dans le too much et chaque mot est extrêmement bien choisi. Et longtemps, nous nous posons cette question : quel est le rapport entre un camps de concentration et un serial killer ?


Des personnages complexes même si j'avoue qu'on ne comprend pas toujours tout.

Déjà,  l'auteure n'est pas du pilote.  Elle est petite fille de déportée et c'est une journaliste. Vous pouvez donc allègrement deviner que ce qu'elle raconte n'est pas du vent et surtout elle sait manier les mots pour leur donner un sens bien pratique, tangible,  réel.  Il y a clairement certaines scènes que j'ai écouté en préparant le repas et j'ai senti ce petit frisson cher à  mon coeur qui vous dit bien que ce que vous lisez vous donne la chair de poule et que vous n'êtes pas vraiment au bon moment pour écouter tout ça 😀

Ensuite, notre ambiance nordique. Pour une native de Marseille,  on pourrait dire que c'est du sport dis donc ! Mais si on m'avait dit que la nanar vivait en Suède depuis quelques années, je l'aurai crue volontiers. Quant aux duo d'enquêtrices,  j'ai trouvé deux nanar modernes voire sympa qui ne sombrent pas dans de vulgaires clichés.  Et je dois dire que tout ceci fut bizarrement simple à  écouter alors que l'intrigue ne l'était pas et que j'ai bien envie de plusieurs enquêtes menées par ce duo là. En bref, cela n'est pas un roman parfait mais il n'en demeure pas moins passionnant et réellement digne d'intérêt.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire